La programmation dynamique de l’avenir dans l’œuvre d’Alexandre S. Pouchkine

«l’un des fondateurs de la dialectique comme méthode de recherche de la vérité par des questions suggestives»

Prédicteur interne de l’URSS

UNE NOTE ANALYTIQUE

Pouchkine… a emporté dans sa tombe… 
un grand mystère. 
Et nous tentons maintenant 
de le dévoiler sans lui. 
Fiodor M. Dostoïevski

La programmation dynamique de l’avenir dans l’œuvre d’Alexandre S. Pouchkine

A l’automne 1830, Pouchkine est parti pour Boldino pour régler des affaires personnelles avant la cérémonie de mariage avec Natalia Nikolaïevna Gontcharova. Sur le moment une pandémie de choléra se déclare, le district de Nijni Novgorod et les districts voisins sont soumis à une quarantaine. Des mois entiers de septembre, octobre et novembre Pouchkine demeure littéralement confiné à Boldino – le Hasard des faits! Pour la Russie et pour tous les admirateurs de son talent, la quarantaine se tourne en un don inestimable. D’après tous les biographes du poète (dits pouchkinistes), le temps de son séjour à Boldino fut la période la plus créatrice de toute sa carrière.

Parmi les œuvres écrites à Boldino «Les Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine» tiennent une place à part. Ils sont mystérieux et particulièrement impénétrables: raison pour laquelle ni les contemporains de Pouchkine ni les descendants n’ont pu comprendre «Les Récits» ni le message transmis. Et ceci contrairement au Pouchkine, qui lui-même témoignait que son œuvre renfermait un sens voilé.

En effet, le lecteur trouve dans l’avis de l’éditeur à «La Petite Maison de Kolomna», parue en 1896 à l’édition de Piotre O. Morozov: « La critique (du poème – remarque de l’auteur) a été publiée dans le Supplément Littéraire à l’Invalide Russe n° 69 de 1833. D’après Annenkov le récit «a été considéré par presque tout le monde comme un échec définitif de notre poète. Même la société s’abstient d’en parler en présence de l’auteur pour épargner son amour-propre… Pouchkine le devinant, ne se fâchait pas et se taisait…» Et voici un extrait de la lettre de Pouchkine du 30 décembre 1830 adressée à Piotr A. Pletniov, éditeur de Moscou: «Je vais te dire (en confidence) que j’écrivais à Boldino tant que j’ai jamais écrit avant. Voilà ce que j’ai ramené avec moi: les deux derniers chapitres d’Eugène Onéguine, le huitième et le neuvième, totalement prêts à l’impression; une nouvelle écrite en octaves (400 vers); nous allons la publier anonyme; plusieurs scènes dramatiques ou autrement les petites tragédies, notamment «Le Chevalier avar», «Mozart et Salieri», «Le Festin en temps de peste» et «Dom Juan». Outre cela, j’ai écrit une trentaine de petits vers. C’est bien? Ce n’est pas tout (en confidence, pour toi seul): j’ai écrit en prose cinq récits qui font Baratynski marrer à tout casser; nous allons les publier aussi anonyme, on ne peut pas mettre mon nom, Boulgarine va reprendre».

Pouchkine se décide à publier «Les Récits» en cachant son vrai nom. Pour persuader le lecteur il pourvoit «Les Récits» d’un avis de «l’éditeur» et «d’une biographie » de M. Belkine.

Avant de remettre le recueil à son éditeur, Pouchkine change l’ordre initial de succession des récits en mettant «Le Coup de Pistolet» et «La Tempête de Neige» au début du recueil. 

C’est Pletniov qui est responsable de l’édition. Dans une lettre adressée à celui-ci (vers le 15 août 1831), Pouchkine le demande à «murmurer son nom à Smirdine, et que celui-ci le souffle à l’oreille à sa clientèle». «Les Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine publiés par A.P.» ont paru en octobre 1831. Le nom complet d’Alexandre Pouchkine ne sera pour la première fois révélé que lorsqu’en 1834 paraissent «Les Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine publiés par Alexandre Pouchkine».

Pour aller plus loin, consultez le PDF

Fonds de technologies conceptuelles

Werbung